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Test & avis · Leica · 2024

Test Leica D-Lux 8 : le compact de prestige face à ses limites

Le D-Lux 8 est fait pour le photographe qui veut un compact discret à l'ergonomie soignée et accepte de payer le premium Leica sans attendre des performances techniques à la hauteur du tarif.

5.8/ 10
À partir de 1 589 €
Voir le prix
Leica D-Lux 8

Verdict

À 1 595 USD, le Leica D-Lux 8 propose un capteur MFT 17 MP sans IBIS, sans tropicalisation, sans Log vidéo et avec un seul slot SD. Face au Canon PowerShot V1 à 999 EUR qui embarque un capteur Stacked CMOS, 30 fps en électronique, 5 stops d'IBIS et de la vidéo 4K/120p en 10 bits, le D-Lux 8 ne tient pas la comparaison sur le plan technique. Ce boîtier se justifie uniquement par son design, sa finition, son ergonomie analogique et l'attrait de la marque Leica. Ce sont des critères réels, mais ils ne valent pas un supplément de 596 USD pour un photographe qui priorise la performance image. Le marché de l'occasion est ici particulièrement pertinent : un D-Lux 7 se trouve entre 700 et 900 EUR d'occasion et partage la même base optique et capteur. L'acheteur rationnel doit peser ce différentiel avec lucidité.

5.8Note / 10

Points forts

  • Finition et ergonomie analogique irréprochables pour un compact
  • Objectif Vario-Summilux f/1.7-2.8 lumineux sur toute la plage focale
  • Rafale électronique 11 fps avec AF continu, exploitable en street et reportage
  • EVF OLED 2 360 000 points avec grossissement 0,74x, rare dans cette catégorie
  • Écran tactile 3 pouces à 1 843 200 points, lisibilité excellente
  • Autonomie 390 déclenchements CIPA, correcte pour un compact de voyage

Points faibles

  • Absence totale d'IBIS : deal-breaker en basse lumière avec l'objectif long
  • Pas de tropicalisation sur un compact de voyage à 1 595 USD
  • Vidéo limitée : H.264 8 bits, pas de Log, enregistrement non illimité
  • Un seul slot carte SD : aucune redondance possible
  • 49 points AF seulement, AF animal absent
  • Capteur MFT 17 MP sans évolution notable depuis le D-Lux 7

Pour qui ?

  • Le photographe de street et de voyage qui privilégie la discrétion, le design et l'ergonomie analogique sur les performances brutes
  • Le propriétaire d'un système Leica M ou Q qui veut un second boîtier compact dans le même univers de marque
  • Le photographe qui photographie principalement en lumière favorable et n'a pas besoin d'IBIS ni de vidéo avancée
  • Le collectionneur ou l'amateur de bel objet qui accepte de payer le premium Leica en connaissance de cause

En vidéo

PetaPixel · 12 min 56

Leica D-Lux 8 Review: Hello Again, Old Friend!

Présentation : un compact de prestige sur une base technique vieillissante

Le D-Lux 8 arrive en 2024 comme successeur direct du D-Lux 7. Il conserve la même formule : un capteur Micro Quatre Tiers habillé d'une finition premium et d'un objectif lumineux signé Leica.

Le Leica D-Lux 8 s'inscrit dans une lignée de compacts experts à capteur MFT que Leica propose depuis plusieurs générations. La filiation avec le Panasonic LX100 II est documentée : même capteur 17 MP MFT de 17,3 x 13 mm, même architecture de base. Leica y ajoute son traitement couleur, son interface, son objectif Vario-Summilux 24-75 mm équivalent f/1.7-2.8, et une finition métal qui justifie une partie du surcoût. Le prix de lancement est fixé à 1 595 USD, soit un positionnement qui le place dans un segment où la concurrence technique est féroce.

Performances par usage Leica D-Lux 8

Scores par usage du Leica D-Lux 8 : points forts en street et voyage, faiblesses structurelles en vidéo et sport.

La question centrale est simple : qu'est-ce que Leica a changé par rapport au D-Lux 7 ? La réponse honnête est peu de choses sur le plan technique. Le capteur est identique. L'objectif est identique. L'ergonomie a été légèrement affinée, l'interface mise à jour, et la connectivité modernisée avec un port USB-C 3.1 Gen 1. C'est une mise à jour de génération, pas une refonte. Pour un acheteur qui possède déjà un D-Lux 7, la migration n'est pas justifiée. Pour un primo-acheteur dans l'univers Leica compact, le D-Lux 8 est l'entrée de gamme la plus accessible de la marque, mais à 1 595 USD, le mot "accessible" mérite d'être relativisé.

Specs photo essentielles
CapteurMFT
Taille capteur17.3 × 13 mm
Définition17 MP
Type de capteurCMOS
Plage ISO native100 – 25000
ISO étendujusqu'à 25000
Stabilisation IBISNon
Points AF49
Détection œil humain / animalOui / Non
Rafale mécanique7 fps
Rafale électronique11 fps
Vitesse max obturateur1/16000

Ergonomie et design : le point fort incontestable

Sur ce terrain, le D-Lux 8 ne déçoit pas. La prise en main, la qualité des matériaux et la logique des commandes physiques sont au niveau attendu pour le prix.

Construction et prise en main

Le boîtier pèse 397 g pour des dimensions de 130 x 69 x 62 mm. C'est plus lourd et plus encombrant qu'un Ricoh GR IV (262 g) ou qu'un Sony ZV-1F (256 g), mais la différence se justifie par la construction métal et l'objectif à zoom intégré. Dans la main, le D-Lux 8 est dense et solide. Les molettes de réglage manuel (ouverture sur la bague d'objectif, vitesse sur la molette supérieure) donnent un accès direct aux paramètres d'exposition sans passer par les menus. C'est une philosophie analogique qui plaît aux photographes habitués aux boîtiers à commandes dédiées.

Phototrend a souligné à juste titre que le D-Lux 8 n'est "pas si compact". À 130 mm de large, il dépasse les dimensions d'un Ricoh GR IV (109 mm) de façon significative. Il ne rentre pas dans une poche de veste standard. C'est un compact au sens de la catégorie commerciale, pas au sens de la portabilité quotidienne. Ce point doit être clair avant l'achat.

Viseur et écran

Le viseur OLED affiche 2 360 000 points avec un grossissement de 0,74x. C'est une spécification sérieuse pour un compact : la majorité des compacts de cette catégorie n'intègrent pas de viseur, ou proposent des viseurs électroniques de qualité inférieure. Le grossissement 0,74x est comparable à ce qu'on trouve sur des hybrides d'entrée de gamme. L'écran arrière mesure 3 pouces avec une résolution de 1 843 200 points. Il est tactile, ce qui facilite la sélection du point AF. En revanche, il est fixe : pas d'articulation, pas de bascule. Pour la photographie en contre-plongée ou en hauteur, c'est une limite concrète.

Qualité d'image : le capteur MFT sous la loupe

Le capteur MFT 17 MP est la pièce centrale du D-Lux 8. Il détermine la plage dynamique, le comportement en haute sensibilité et la résolution finale. Les chiffres sont connus, les limites aussi.

Résolution et plage dynamique

Le capteur CMOS 17 MP de format 17,3 x 13 mm produit des fichiers exploitables jusqu'à des tirages A3 sans difficulté. La densité de pixels reste raisonnable, ce qui aide à contenir le bruit en haute sensibilité. Aucune mesure DXOMark n'est disponible spécifiquement pour le D-Lux 8 dans notre base de données vérifiées. Les données de plage dynamique ne sont donc pas communiquées ici. En revanche, la base Panasonic LX100 II, qui partage le même capteur, a été mesurée de façon indépendante par plusieurs sources, et les résultats placent ce capteur dans une fourchette correcte mais pas exceptionnelle pour un MFT de cette génération.

La plage ISO native s'étend de 100 à 25 000 ISO, sans mode étendu au-delà. C'est une plage native honnête pour un capteur MFT. En pratique, les fichiers RAW restent exploitables jusqu'à 6 400 ISO avec un bruit gérable en post-traitement. Au-delà de 12 800 ISO, la dégradation est visible et le recours à la réduction de bruit logicielle devient nécessaire. L'absence d'IBIS pèse ici : sans stabilisation capteur, les vitesses d'obturation doivent rester suffisamment rapides pour éviter le flou de bougé, ce qui pousse à monter en ISO plus tôt que sur un boîtier stabilisé.

Rendu couleur et mode monochrome

Le traitement couleur Leica est un argument réel. Les profils couleur du D-Lux 8 produisent des JPEG avec une signature visuelle reconnaissable : tons chauds maîtrisés, contrastes équilibrés, rendu de peau flatteur. Ce n'est pas mesurable en chiffres, mais c'est cohérent avec ce que les utilisateurs de la marque attendent. Le mode monochrome mérite une mention particulière. Plusieurs tests indépendants, dont Phototrend, soulignent la qualité du rendu noir et blanc en JPEG direct. Le traitement Leica en monochrome produit des fichiers avec un grain fin et une hiérarchie des tons qui se distingue des profils génériques. Pour un photographe de street orienté noir et blanc, c'est un argument concret.

L'objectif Vario-Summilux : l'atout différenciant

L'objectif 24-75 mm équivalent avec une ouverture maximale de f/1.7 à 24 mm et f/2.8 à 75 mm est le vrai point fort du D-Lux 8. Une ouverture de f/1.7 sur un compact est rare. Elle permet de travailler en lumière ambiante faible sans monter excessivement en ISO, et d'obtenir un flou d'arrière-plan perceptible malgré le format MFT. La qualité optique est au niveau attendu pour un objectif Leica : piqué central élevé dès la pleine ouverture, aberrations chromatiques bien corrigées, distorsion gérée en JPEG par correction automatique. En RAW, une légère distorsion en grand angle est visible et corrigible en post-traitement.

Autofocus : fonctionnel, pas remarquable

Le système AF du D-Lux 8 couvre les besoins du photographe de rue et de voyage. Il ne prétend pas rivaliser avec les systèmes hybrides modernes.

Architecture et couverture du capteur

Le D-Lux 8 dispose de 49 points AF. C'est une couverture correcte pour un compact, avec une répartition en grille qui couvre la quasi-totalité du capteur. La détection de visage et d'œil humain est intégrée, ce qui facilite le portrait et le street. La détection d'œil animal est absente. Pour un compact positionné sur le voyage et le street, ce manque est acceptable : les sujets principaux sont humains.

La vitesse de mise au point est satisfaisante en lumière favorable. En basse lumière, le système montre ses limites : la sensibilité AF basse n'est pas communiquée dans les spécifications officielles, et les tests indépendants signalent des hésitations en dessous de EV 3. Ce n'est pas rédhibitoire pour le street en ville, où les niveaux de lumière restent suffisants. En intérieur sombre ou en concert, les limites deviennent perceptibles.

Détection œil humain : ce qui marche, ce qui décroche

La détection d'œil humain fonctionne de façon fiable sur des sujets face caméra ou en léger trois quarts. Elle décroche sur les profils stricts et les sujets en mouvement rapide. En street, où les sujets sont souvent en déplacement et partiellement occultés, le système bascule régulièrement sur la détection de visage, puis sur le point AF central. Ce comportement est prévisible et gérable avec un peu de pratique, mais il confirme que le D-Lux 8 n'est pas un outil de reportage sportif.

Rafale et stabilisation : les chiffres et leurs limites

La rafale à 11 fps en électronique est annoncée comme un atout. L'absence d'IBIS est le deal-breaker structurel du D-Lux 8.

Cadence de rafale : mécanique vs électronique

Le D-Lux 8 monte à 7 fps en rafale mécanique et 11 fps en rafale électronique. La vitesse maximale de l'obturateur atteint 1/16 000 s en mode électronique, ce qui permet de travailler à grande ouverture en plein soleil sans filtre ND. En pratique, la rafale à 11 fps est exploitable pour saisir une expression fugace en street ou un instant décisif en reportage. Elle n'est pas dimensionnée pour le sport professionnel ou l'animalier en vol. La durée du buffer n'est pas communiquée officiellement dans les spécifications Leica. Les tests indépendants signalent un buffer qui se remplit rapidement en RAW non compressé, ce qui limite les rafales longues.

Absence d'IBIS : l'impact concret

L'absence de stabilisation capteur est le point le plus problématique du D-Lux 8 à ce prix. Sans IBIS, la vitesse d'obturation minimale pour un sujet statique suit la règle classique : au moins 1/focale équivalente. À 75 mm équivalent, cela impose 1/80 s minimum. En basse lumière, cette contrainte force à monter en ISO ou à ouvrir davantage, ce qui réduit la profondeur de champ. Le Canon PowerShot V1 à 999 EUR propose 5 stops d'IBIS. Le Ricoh GR IV à 1 499 USD propose 6 stops d'IBIS. À 1 595 USD, l'absence totale de stabilisation capteur sur le D-Lux 8 est difficile à justifier techniquement.

  • Canon PowerShot V1 : 5 stops d'IBIS à 999 EUR
  • Ricoh GR IV : 6 stops d'IBIS à 1 499 USD
  • Ricoh GR III HDF : 4 stops d'IBIS à 1 070 USD
  • Leica D-Lux 8 : 0 stop d'IBIS à 1 595 USD

La seule stabilisation disponible sur le D-Lux 8 est optique, intégrée à l'objectif. Son efficacité réelle n'est pas communiquée en stops mesurés par Leica. Elle compense partiellement le flou de bougé sur les sujets statiques, mais elle n'agit pas sur le flou de sujet en mouvement. Pour un photographe qui travaille régulièrement en lumière ambiante faible, c'est une concession majeure.

Vidéo : une section qui confirme les priorités de Leica

Leica ne fait pas de la vidéo une priorité sur le D-Lux 8. Les spécifications le confirment sans ambiguïté.

Specs vidéo essentielles
Résolution max4K
Image/s max30 fps
CodecsH.264
Profondeur8 bits
Profil LogNon
Enregistrement illimitéNon
Stabilisation IBISNon
Sortie HDMIHDMI Micro HDMI
Connectique USBUSB-C 3.1 Gen 1

Résolution, codec et profondeur de couleur

Le D-Lux 8 enregistre en 4K à 30 images par seconde maximum. Le codec est H.264 en 8 bits. Il n'y a pas de profil Log, pas d'option 10 bits, pas d'enregistrement illimité. Pour un compact de voyage utilisé occasionnellement en vidéo pour des souvenirs de voyage, c'est suffisant. Pour un créateur de contenu ou un vidéaste, c'est insuffisant. Le Canon PowerShot V1 propose de la 4K/120p en 10 bits à 999 EUR. La Sony ZV-1 II propose de la 4K/30p en 10 bits avec Log à un tarif inférieur. Le D-Lux 8 n'a aucun argument vidéo face à ces alternatives.

Enregistrement et connectivité vidéo

L'enregistrement vidéo n'est pas illimité. La durée exacte de la limite n'est pas communiquée dans les spécifications officielles. La sortie HDMI est de type Micro HDMI, ce qui permet une connexion à un enregistreur externe, mais le format Micro HDMI est fragile mécaniquement et les câbles sont moins courants que le Mini HDMI ou le HDMI standard. La prise USB-C 3.1 Gen 1 permet le transfert de fichiers et la charge, mais pas la diffusion en direct native.

Connectivité et autonomie : le strict nécessaire

Le D-Lux 8 couvre les bases de la connectivité moderne sans aller au-delà. L'autonomie est correcte pour la catégorie.

Boîtier et connectique
Année de sortie2024
Poids (avec batterie)397 g
Dimensions130 x 69 x 62
TropicalisationNon
ViseurOLED EVF
Résolution viseur2360000 points
Écran3 pouces
Articulation écranfixed
Écran tactileOui
Autonomie CIPA390 images
Double slot SDNon
Wi-Fi / BluetoothOui / Oui

Connectivité sans fil et transfert

Le Wi-Fi et le Bluetooth sont présents. L'application Leica FOTOS permet le transfert d'images vers smartphone et le contrôle à distance basique. La connexion Bluetooth facilite le géotagging passif. Le port USB-C 3.1 Gen 1 assure le transfert filaire et la charge. C'est un ensemble fonctionnel, sans particularité notable. Le slot carte unique accepte des cartes SD UHS-II. L'absence de double slot est un deal-breaker pour les professionnels qui travaillent avec redondance. Pour un usage personnel ou amateur, un seul slot est acceptable.

Autonomie mesurée CIPA

L'autonomie annoncée est de 390 déclenchements selon la norme CIPA. C'est une valeur correcte pour un compact avec EVF intégré. En usage terrain avec l'EVF actif en permanence, on descend en dessous de 300 déclenchements en pratique. Avec l'écran seul et le Wi-Fi désactivé, on peut dépasser les 390 déclenchements annoncés. Pour un voyage d'une journée, une batterie suffit. Pour un voyage de plusieurs jours sans accès à une prise de courant, il est conseillé d'emporter une batterie de rechange.

Face à la concurrence : où le D-Lux 8 se situe vraiment

Le D-Lux 8 évolue dans un segment où plusieurs concurrents proposent des spécifications supérieures à prix inférieur. La comparaison est nécessaire avant tout achat.

Comparatif chiffré
SpecLeica D-Lux 8Testé iciCanon PowerShot V1Ricoh GR IVSony ZV-1 II
Sortie2024202420252023
CapteurMFTAPS-C1-inch
Définition17 MP22 MP26 MP20.1 MP
ISO natif max250002560020480012800
Points AF49651425759
Rafale élec.11 fps30 fps30 fps
IBISNon5 stops6 stopsNon
Vidéo max4K/30p4K/120p1080p/60p4K/30p
TropicalisationNonNonNonNon
Double slot SDNonNonNonNon
Poids397 g426 g262 g292 g
Prix lancement1595 USD999 EUR1499 USD

Comparaison sur les critères clés : capteur, stabilisation, vidéo, poids et prix. Le D-Lux 8 est distancé sur la plupart des specs techniques.

Face au Canon PowerShot V1 : le choc des specs

Le Canon PowerShot V1 est le concurrent le plus direct et le plus dévastateur pour le D-Lux 8. À 999 EUR, soit 596 USD de moins, il propose un capteur Stacked CMOS 22 MP, 30 fps en rafale électronique contre 11 fps, 5 stops d'IBIS contre zéro, 651 points AF contre 49, une vidéo 4K/120p en 10 bits contre 4K/30p en 8 bits, et une couverture AF à 100% du capteur. Le D-Lux 8 ne bat le V1 sur aucun critère technique mesurable. Il le bat sur le design, la finition, l'ergonomie analogique et la signature de marque. Ce sont des arguments réels, mais ils doivent être conscients, pas subis.

Face au Ricoh GR IV : deux philosophies différentes

Le Ricoh GR IV à 1 499 USD est un concurrent moins direct car il propose une focale fixe 28 mm équivalent contre le zoom 24-75 mm du D-Lux 8. Mais il embarque un capteur APS-C 26 MP nettement plus grand, un ISO natif max de 204 800 ISO contre 25 000 ISO, 6 stops d'IBIS, et un poids de 262 g contre 397 g. Pour le street en basse lumière, le GR IV est structurellement supérieur. Pour la polyvalence focale, le D-Lux 8 l'emporte. Le choix entre les deux dépend de l'usage, mais le GR IV est plus performant techniquement pour 96 USD de moins.

L'angle d'expert : D-Lux 8 vs D-Lux 7 d'occasion

Aucun concurrent de la SERP n'aborde ce point. Le D-Lux 7 est disponible sur le marché de l'occasion entre 700 et 900 EUR selon l'état. Il partage avec le D-Lux 8 le même capteur MFT 17 MP, le même objectif Vario-Summilux f/1.7-2.8, et une ergonomie très proche. Les différences entre les deux générations portent sur l'interface mise à jour, le port USB-C (contre Micro-USB sur le D-Lux 7), et quelques ajustements logiciels. Pour un acheteur qui veut l'expérience Leica compact sans payer le prix neuf, un D-Lux 7 en bon état représente un rapport qualité-prix nettement supérieur. La différence de 700 à 900 USD entre les deux ne se justifie pas par les performances image.

Prix et rapport qualité-prix : la question centrale

À 1 595 USD, le D-Lux 8 est le compact le plus cher de son segment hors Leica Q. Le rapport qualité-prix mérite une analyse honnête.

Le prix de lancement de 1 595 USD place le D-Lux 8 dans une zone inconfortable. Il est trop cher pour être comparé aux compacts grand public, et trop limité techniquement pour justifier son prix face aux hybrides d'entrée de gamme. Un Sony A6700 avec un objectif kit se trouve dans la même fourchette de prix et offre des performances sans commune mesure. Le D-Lux 8 se justifie uniquement si l'acheteur valorise explicitement le facteur de forme compact, l'ergonomie analogique et la marque Leica. Ces critères ont une valeur réelle, mais elle est subjective et ne se mesure pas en specs.

Leica D-Lux 8

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Sur le marché de l'occasion, le D-Lux 8 est encore trop récent pour avoir subi une dépréciation significative. Les exemplaires d'occasion se négocient autour de 1 200 à 1 400 USD selon l'état. À ce prix, l'écart avec le D-Lux 7 d'occasion se réduit encore davantage. La recommandation est claire : si vous voulez un D-Lux 8, achetez-le neuf pour la garantie et le suivi SAV Leica. Si vous voulez l'expérience Leica compact au meilleur rapport qualité-prix, cherchez un D-Lux 7 en excellent état.

Verdict : pour qui, et à quel prix ?

Le D-Lux 8 est un bon compact avec de vraies qualités. Il n'est pas un bon compact à 1 595 USD si vous priorisez les performances techniques.

Le Leica D-Lux 8 réussit ce qu'il entreprend : proposer un compact expert à l'ergonomie soignée, avec un objectif lumineux et une finition premium. Le viseur OLED 2 360 000 points, l'écran 1 843 200 points, la rafale 11 fps et l'objectif f/1.7 sont des arguments réels. Le rendu couleur et le mode monochrome sont au niveau de la réputation de la marque.

Mais à 1 595 USD, les concessions sont trop nombreuses pour ignorer. Pas d'IBIS. Pas de tropicalisation. Pas de Log vidéo. Pas de double slot. Un seul codec H.264 en 8 bits. Un capteur MFT 17 MP sans évolution depuis le D-Lux 7. Face au Canon PowerShot V1 à 999 EUR qui surpasse le D-Lux 8 sur chaque critère technique mesurable, le différentiel de prix ne se justifie que par des critères non techniques : design, marque, ergonomie analogique.

  • Achetez le D-Lux 8 si vous voulez l'expérience Leica compact et acceptez ses limites techniques en connaissance de cause.
  • Choisissez le Canon PowerShot V1 si vous priorisez les performances techniques et la vidéo avancée pour 596 USD de moins.
  • Considérez le Ricoh GR IV si le street en basse lumière est votre usage principal et que la focale fixe ne vous dérange pas.
  • Regardez le marché de l'occasion pour un D-Lux 7 si vous voulez l'expérience Leica compact au meilleur rapport qualité-prix.

Questions fréquentes

Le Leica D-Lux 8 est-il meilleur que le D-Lux 7 ?

Sur le plan technique, la différence est minime. Le capteur MFT 17 MP et l'objectif Vario-Summilux f/1.7-2.8 sont identiques. Le D-Lux 8 apporte un port USB-C, une interface mise à jour et quelques ajustements logiciels. Pour un propriétaire de D-Lux 7, la migration ne se justifie pas. Pour un primo-acheteur, un D-Lux 7 d'occasion entre 700 et 900 EUR offre une expérience très proche pour un prix nettement inférieur.

Le Leica D-Lux 8 est-il tropicalisé ?

Non. Le D-Lux 8 ne dispose d'aucune protection contre les projections d'eau, la poussière ou l'humidité. C'est un deal-breaker pour un compact de voyage utilisé dans des conditions difficiles. À 1 595 USD, cette absence est difficile à justifier. Si la tropicalisation est un critère, regardez vers d'autres catégories de boîtiers.

Le Leica D-Lux 8 est-il bon pour la vidéo ?

Non. La vidéo est le point faible structurel du D-Lux 8. Il enregistre en 4K/30p en H.264 8 bits, sans Log, sans enregistrement illimité. Pour la vidéo, le Canon PowerShot V1 à 999 EUR propose 4K/120p en 10 bits, et la Sony ZV-1 II propose du 10 bits avec Log à un tarif inférieur. Si la vidéo représente une part significative de votre usage, le D-Lux 8 n'est pas adapté.

Quelle est la différence entre le Leica D-Lux 8 et le Leica Q3 ?

La différence est fondamentale. Le Leica Q3 est un hybride plein format 60,3 MP avec objectif fixe Summilux 28 mm f/1.7, tropicalisé, avec vidéo 8K/30p en 10 bits avec Log, 315 points AF et une couverture AF à 100%. Il coûte 5 995 USD. Le D-Lux 8 est un compact MFT 17 MP à 1 595 USD avec zoom. Ce sont deux produits qui ne s'adressent pas au même acheteur. Le Q3 est un outil professionnel ; le D-Lux 8 est un compact expert.

Le Leica D-Lux 8 a-t-il un viseur ?

Oui. Le D-Lux 8 intègre un viseur électronique OLED de 2 360 000 points avec un grossissement de 0,74x. C'est une spécification sérieuse pour un compact : la majorité des compacts de cette catégorie n'en proposent pas. Le viseur est un argument réel pour les photographes qui préfèrent cadrer à l'œil plutôt qu'avec l'écran.

Vaut-il mieux acheter le Leica D-Lux 8 ou le Canon PowerShot V1 ?

Sur le plan technique, le Canon PowerShot V1 à 999 EUR est supérieur sur chaque critère mesurable : capteur Stacked CMOS 22 MP, 30 fps en électronique, 5 stops d'IBIS, 651 points AF, vidéo 4K/120p en 10 bits. Le D-Lux 8 à 1 595 USD ne le bat sur aucune spec. Si vous priorisez les performances, choisissez le V1. Si vous priorisez le design, la finition et la marque Leica, choisissez le D-Lux 8 en sachant ce que vous payez réellement.

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