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Test & avis · Panasonic · 2024

Test Panasonic Lumix S1R II : 44 MP hybride taillé pour la création

Le Lumix S1R II est le choix le plus cohérent pour un photographe-vidéaste hybride qui veut 44 MP, la 8K ProRes et 40 fps dans un seul boîtier tropicalisé à 3 200 USD.

8.8/ 10
À partir de 3 398 €
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Panasonic Lumix S1R II

Verdict

Le Panasonic Lumix S1R II réunit sur un seul capteur BSI-CMOS de 44 MP une plage dynamique mesurée à 11,1 EV, une rafale électronique à 40 fps, un IBIS à 8 stops compensés et un enregistrement 8K en ProRes sans limite de durée. Ce profil n'existe pas chez Canon ni chez Sony à ce prix : le Canon EOS R5 Mark II coûte 4 299 USD pour 45 MP et 30 fps, le Sony α7R V propose 61 MP mais plafonne à 10 fps électronique et ne gère pas le ProRes natif. Le deal-breaker principal reste l'autofocus : 779 points contre 1 053 chez Canon, et une détection sujet moins robuste en conditions difficiles selon les tests indépendants DPReview. Pour le portrait, le mariage et la vidéo de création, le S1R II est le boîtier le plus complet de sa catégorie de prix. Pour le sport ou l'animalier exigeant, le Canon EOS R5 Mark II ou le Nikon Z8 restent plus fiables sur la mise au point.

8.8Note / 10

Points forts

  • 44 MP BSI-CMOS avec 11,1 EV de plage dynamique mesurée
  • Rafale électronique 40 fps, rare à ce niveau de définition
  • IBIS 8 stops compensés, parmi les meilleurs du marché plein format
  • 8K ProRes natif, enregistrement illimité, codec 12 bits
  • Double slot CFexpress Type B / SD UHS-II, tropicalisation robuste
  • EVF 5 760 000 points à grossissement 0,78x, référence de la gamme

Points faibles

  • Autofocus 779 points en retrait face aux 1 053 du Canon EOS R5 Mark II
  • Autonomie CIPA 350 déclenchements, insuffisante pour les longues sessions sans grip
  • Poids 795 g nu, boîtier lourd en usage voyage léger
  • Écosystème L-Mount encore limité face à RF ou Z en nombre d'optiques natives

Pour qui ?

  • Le photographe de mariage qui veut 44 MP recadrables et 40 fps pour ne rater aucun instant décisif
  • Le vidéaste de création qui exige le ProRes natif et la 8K sans limite de durée sur un seul boîtier
  • Le photographe de portrait studio qui tire en grand format et valorise la plage dynamique pour la retouche
  • Le professionnel hybride photo-vidéo qui refuse de porter deux boîtiers distincts en reportage

En vidéo

Damien Bernal · 19 min 56

Lumix S1R II : Qualité maximale (test terrain)

Présentation et positionnement

Le Lumix S1R II arrive en 2024 comme successeur direct du S1R original (2019). Panasonic repositionne ce boîtier au croisement du studio haute définition et de la production vidéo professionnelle.

Le Panasonic Lumix S1R II succède à un S1R qui avait marqué les esprits par sa robustesse et sa qualité d'image, mais souffrait d'un autofocus à contraste de phase absent. Cinq ans plus tard, Panasonic intègre enfin la détection de phase, monte la résolution à 44 MP, ajoute la rafale électronique à 40 fps et ouvre la porte à la 8K ProRes. Le boîtier reste sur la monture L-Mount, partagée avec Leica et Sigma via la L-Mount Alliance. Cette alliance est un atout pour l'accès aux optiques Sigma Art et Leica SL, mais l'écosystème natif Panasonic reste plus étroit que le RF Canon ou le Z Nikon en nombre de références.

Sur le marché plein format hybride haut de gamme, le S1R II se positionne directement face au Canon EOS R5 Mark II (4 299 USD, 45 MP, 30 fps) et au Nikon Z8 (4 000 USD, 45,7 MP, 120 fps). À 3 200 USD au lancement, il est le moins cher des trois. Ce positionnement tarifaire est un argument commercial réel, à condition d'accepter les compromis sur l'autofocus et l'autonomie.

Performances par usage Panasonic Lumix S1R II

Profil d'usage du Lumix S1R II : points forts en vidéo, définition et stabilisation ; autofocus et autonomie en retrait relatif.

Le Lumix S1 II (2025, 24,2 MP, 3 200 USD) coexiste dans la gamme comme alternative orientée vitesse et polyvalence. Le S1R II se distingue par sa définition supérieure (44 MP contre 24,2 MP) et sa rafale électronique identique (40 fps pour le S1R II contre 30 fps pour le S1 II). Le choix entre les deux se joue sur la priorité accordée à la résolution versus la sensibilité native maximale.

Ergonomie et prise en main

Le S1R II conserve l'ADN constructif de la série S1 : un boîtier massif, entièrement tropicalisé, pensé pour un usage professionnel intensif.

Construction et tropicalisation

Le boîtier pèse 795 g nu, pour des dimensions de 134 x 102 x 92 mm. C'est lourd. À titre de comparaison, le Canon EOS R5 Mark II affiche 746 g et le Sony α7R V 723 g. Le S1R II n'est pas le choix du voyageur minimaliste. En revanche, la tropicalisation est déclarée robuste par Panasonic, et l'expérience terrain sur la série S1 confirme une résistance sérieuse à la pluie et aux embruns. Je l'ai utilisé en conditions côtières bretonnes avec le S1 original : la construction inspire confiance sur la durée.

La poignée est profonde et le grip naturel, même avec des optiques lourdes comme le Sigma 70-200 mm f/2.8 DG DN Sports. Les commandes physiques sont nombreuses : joystick AF, molettes dédiées ISO et vitesse, bouton AF-ON accessible sans repositionner la main. Cette ergonomie est un avantage pour les professionnels qui changent souvent de paramètres sans passer par les menus.

Viseur et écran

L'EVF affiche 5 760 000 points avec un grossissement de 0,78x. C'est la référence de la catégorie. Le Canon EOS R5 Mark II propose 5 760 000 points également, mais à 0,76x de grossissement. La différence est minime en pratique, mais le S1R II offre une vision légèrement plus grande. Pour le cadrage précis en portrait ou en paysage, cet EVF est l'un des meilleurs disponibles sur un boîtier hybride plein format.

L'écran arrière mesure 3 pouces pour 1 840 000 points, avec une articulation entièrement rotative (fully articulated). Ce choix convient parfaitement à la vidéo en vlogging ou en cadrage bas. L'écran est tactile, ce qui facilite la sélection du point AF en vidéo. La résolution de 1 840 000 points est correcte sans être exceptionnelle : le Sony α7R V propose 2 100 000 points sur son écran arrière.

Boîtier et connectique
Année de sortie2024
Poids (avec batterie)795 g
Dimensions134 × 102 × 92 mm
TropicalisationOui
ViseurEVF
Résolution viseur5760000 points
Écran3 pouces
Articulation écranfully articulated
Écran tactileOui
Autonomie CIPA350 images
Double slot SDOui
Wi-Fi / BluetoothOui / Oui
Monture objectifLeica L

Qualité d'image et capteur

Le capteur BSI-CMOS de 44 MP est le coeur du S1R II. Ses performances en plage dynamique et en haute sensibilité déterminent directement la valeur du boîtier pour le portrait et le paysage.

Plage dynamique et bruit mesuré

La plage dynamique mesurée atteint 11,1 EV à ISO base. C'est une valeur solide pour un capteur de cette résolution, comparable au 11,5 EV du Canon EOS R5 Mark II (45 MP) et légèrement en dessous du 11,7 EV du Sony α7R V (61 MP). En pratique, 11,1 EV permettent de récupérer environ 3 à 4 IL dans les hautes lumières en RAW sans artefacts visibles, ce qui est suffisant pour le portrait en lumière naturelle contrastée et le paysage en heure dorée. Ce n'est pas le niveau d'un Leica M11-P mesuré à 15,1 EV, mais ce dernier ne propose ni rafale ni vidéo comparable.

L'angle d'expert ici est important : la plage dynamique de 11,1 EV est mesurée à ISO 100 natif. Dès que vous montez en sensibilité, la dynamique chute. À ISO 3 200, les capteurs BSI de cette génération perdent typiquement 1,5 à 2 EV selon les mesures Photons to Photos. Le S1R II n'échappe pas à cette règle. Pour les photographes de mariage qui travaillent souvent en salle à ISO 3 200 ou 6 400, la dynamique effective se rapproche de 9 à 9,5 EV, ce qui reste exploitable mais impose une exposition soignée.

Sensibilité native et haute ISO

La plage ISO native s'étend de 100 à 51 200, avec une extension à 204 800. Le capteur BSI apporte un avantage réel sur les capteurs CMOS conventionnels en basse lumière : la photodiode est plus proche de la surface, ce qui réduit le bruit de lecture. Comparé au S1R original (capteur CMOS conventionnel), le gain est perceptible à partir de ISO 6 400. Face au Sony α7R V (61 MP, ISO natif max 32 000), le S1R II offre une plage native plus étendue, ce qui est cohérent avec sa résolution plus modeste.

Les 44 MP du capteur permettent un recadrage généreux. En tirage A3+ (329 x 483 mm) à 300 dpi, vous disposez d'une marge de recadrage d'environ 30 % sans descendre sous la résolution d'impression optimale. Pour le portrait en studio ou le mariage, cette latitude est un argument commercial concret face aux clients qui demandent des tirages grand format.

Specs photo essentielles
CapteurFull Frame
Taille capteur35.8 × 23.9 mm
Définition44 MP
Type de capteurBSI-CMOS
Plage ISO native100 – 51200
ISO étendujusqu'à 204800
Plage dynamique mesurée11.1 EV
Stabilisation IBIS8 stops
Points AF779
Couverture AF100 %
Détection œil humain / animalOui / Oui
Rafale mécanique9 fps
Rafale électronique40 fps
Vitesse max obturateur1/8000

Autofocus : progrès réel, mais pas le meilleur de la catégorie

L'autofocus est le chantier historique de Panasonic sur la série S. Le S1R II marque une rupture avec le DFD (Depth From Defocus) du S1R original en intégrant enfin la détection de phase.

Architecture et couverture

Le S1R II dispose de 779 points AF avec une couverture de 100 % du capteur. La détection descend jusqu'à -6 EV, ce qui couvre la majorité des situations de basse lumière en intérieur. La détection œil humain et la détection œil animal sont toutes deux disponibles. Sur le papier, ce système est complet. En pratique, les tests DPReview et Imaging Resource publiés après la sortie du boîtier signalent une acquisition initiale rapide, mais un suivi moins robuste que Canon ou Sony sur les sujets en mouvement imprévisible.

Le chiffre de 779 points doit être mis en perspective. Le Canon EOS R5 Mark II propose 1 053 points AF, soit 35 % de points supplémentaires. Cette densité supérieure améliore la précision du suivi sur les sujets de petite taille dans le cadre, notamment en animalier. Le Nikon Z8 affiche 493 points mais sur un capteur empilé (stacked CMOS) qui traite les données plus rapidement, ce qui compense partiellement la densité moindre. Le S1R II se situe entre les deux en termes de performance réelle.

Détection sujet : ce qui marche, ce qui décroche

La détection œil humain fonctionne de manière fiable en portrait statique ou à déplacement lent, ce qui est le cas d'usage principal du boîtier. Pour le mariage, la détection maintient le focus sur le visage du sujet principal même en présence de plusieurs personnes dans le cadre. La détection œil animal est opérationnelle, mais les tests indépendants la classent derrière le système Canon Dual Pixel AF II sur les sujets à mouvement rapide.

Rafale et stabilisation

La combinaison 40 fps électronique et IBIS 8 stops est rare à ce niveau de résolution. Elle justifie une partie importante du positionnement du S1R II.

Rafale : 40 fps électronique, 9 fps mécanique

La rafale électronique atteint 40 fps. C'est la même cadence que le Canon EOS R6 V (40 fps, 32,5 MP), mais sur un capteur de 44 MP, ce qui est techniquement plus exigeant. Le Nikon Z8 monte à 120 fps électronique, mais sur un capteur empilé qui lit les données plus vite et évite le rolling shutter. Le S1R II utilise un capteur BSI non empilé : à 40 fps, le rolling shutter peut apparaître sur des sujets à déplacement très rapide ou lors de panoramiques rapides. Ce point n'est pas documenté précisément dans les données disponibles, mais il est inhérent à l'architecture BSI non empilée.

La rafale mécanique est limitée à 9 fps. C'est suffisant pour le portrait et le mariage, mais en retrait face aux 12 fps mécaniques du Canon EOS R5 Mark II. La vitesse d'obturation maximale atteint 1/8 000 s en mécanique. Pour la photo de sport en plein soleil avec une grande ouverture, cette limite est standard sur la catégorie.

IBIS 8 stops : impact concret en photo et vidéo

L'IBIS compense 8 stops de bougé. En pratique, avec un objectif de 50 mm équivalent, cela permet de descendre à des vitesses d'obturation de l'ordre de 1/6 s à 1/13 s en maintenant une image nette à main levée, selon les conditions. Pour la photo de paysage en lumière déclinante ou la vidéo sans stabilisateur externe, c'est un avantage décisif. Le Canon EOS R5 Mark II annonce 8,5 stops en combiné boîtier-objectif, soit une demi-valeur de plus. La différence est marginale en usage réel.

  • 8 stops IBIS compensés, parmi les meilleurs du marché plein format
  • Rafale électronique 40 fps sur 44 MP, combinaison rare à ce prix
  • Rafale mécanique 9 fps, correcte pour le portrait et le mariage
  • Vitesse obturateur max 1/8 000 s en mécanique, standard de la catégorie

Vidéo : la 8K ProRes sans compromis

La vidéo est l'argument différenciateur le plus fort du S1R II face à ses concurrents directs. Panasonic a construit un pipeline vidéo professionnel complet dans un boîtier hybride.

Résolutions et fréquences d'images

Le S1R II enregistre jusqu'en 8K à 120 fps selon les données constructeur. Cette fréquence maximale est exceptionnelle : le Canon EOS R5 Mark II plafonne à 8K à 60 fps, le Nikon Z8 à 8K à 30 fps. En 4K, les fréquences disponibles permettent le ralenti et la fluidité broadcast. L'enregistrement est illimité en durée, ce qui est indispensable pour les tournages longs (événementiel, documentaire, mariage).

Le codec ProRes est disponible nativement. C'est un avantage direct pour les coloristes et les monteurs qui travaillent sous DaVinci Resolve ou Final Cut Pro : ProRes évite une étape de transcodage et préserve la qualité à chaque génération de rendu. Les codecs H.264 et H.265 sont également disponibles pour les usages qui privilégient la compacité des fichiers. La profondeur d'enregistrement atteint 12 bits, ce qui offre une latitude de correction colorimétrique supérieure au 10 bits standard de la plupart des concurrents.

Log et connectivité vidéo

L'enregistrement Log est disponible, ce qui permet une courbe de réponse plate pour maximiser la latitude en post-production. La sortie HDMI est en Full HDMI (Type A), ce qui facilite la connexion à un enregistreur externe ou à un moniteur de champ professionnel sans adaptateur. La connexion USB est en USB 3.2 Gen 2 (10 Gbit/s), ce qui permet le transfert rapide des fichiers 8K ProRes dont le débit peut être élevé.

Pour les vidéastes qui comparent le S1R II au Canon EOS R5 C (4 499 USD, 45 MP, 8K à 30 fps, 12 bits), le S1R II est moins cher de 1 299 USD et propose une fréquence maximale supérieure en 8K. Le Canon EOS R5 C a l'avantage d'un système de refroidissement actif dédié, mais l'enregistrement illimité du S1R II compense en grande partie cette différence pour les tournages de durée modérée.

Specs vidéo essentielles
Résolution max8K
Image/s max120 fps
CodecsH.264, H.265, ProRes
Profondeur12 bits
Profil LogOui
Enregistrement illimitéOui
Stabilisation IBIS8 stops
Sortie HDMIHDMI Full HDMI
Connectique USBUSB 3.2 Gen 2(10 GBit/sec)

Connectivité et gestion des cartes

Le double slot et les options de connexion déterminent la fiabilité en conditions professionnelles. Le S1R II ne fait aucune concession sur ce point.

Le S1R II dispose d'un double slot : CFexpress Type B et SD UHS-II. Le slot CFexpress Type B est indispensable pour écrire les fichiers 8K ProRes à haut débit sans saturer le buffer. Le slot SD UHS-II assure la compatibilité avec les cartes déjà présentes dans le parc matériel de la plupart des professionnels. L'absence de double slot CFexpress est un compromis acceptable : peu de photographes ont besoin de deux slots haute vitesse simultanément.

La connexion USB 3.2 Gen 2 (10 Gbit/s) permet le transfert direct vers un ordinateur ou un SSD externe sans passer par un lecteur de cartes. En tournage 8K ProRes, les fichiers sont volumineux : cette vitesse de transfert est un gain de temps concret en fin de journée. Le Wi-Fi et le Bluetooth sont intégrés pour le transfert sans fil et le contrôle à distance via l'application Lumix Lab.

  • Double slot CFexpress Type B + SD UHS-II, pas de compromis sur la redondance
  • USB 3.2 Gen 2 (10 Gbit/s) pour le transfert rapide des fichiers lourds
  • Full HDMI (Type A) sans adaptateur pour les moniteurs et enregistreurs externes
  • Wi-Fi et Bluetooth intégrés, compatible application Lumix Lab

Autonomie : le point faible à gérer

L'autonomie CIPA de 350 déclenchements est le chiffre le plus préoccupant de la fiche technique. Il mérite une analyse honnête.

L'autonomie CIPA annoncée est de 350 déclenchements. C'est le chiffre le plus bas de la catégorie : le Canon EOS R5 Mark II atteint 630 déclenchements, le Nikon Z8 340 (légèrement inférieur), le Sony α7R V 530. En usage réel, les mesures CIPA sont pessimistes d'environ 30 à 50 % pour les photographes qui désactivent le Wi-Fi et limitent l'utilisation de l'écran. En mariage, comptez sur 600 à 800 déclenchements réels par charge avec une utilisation mixte EVF/écran. Mais pour une journée complète de mariage (1 500 à 2 000 déclenchements), deux batteries supplémentaires sont indispensables.

La batterie utilisée est la DMW-BLJ31, partagée avec le S1R original et le S1 II. Le marché des batteries tierces est bien approvisionné, ce qui réduit le coût de la solution. Un grip batterie officiel ou tiers permet de doubler l'autonomie, au prix d'un poids supplémentaire sur un boîtier déjà lourd.

Face à la concurrence directe

Le S1R II se bat sur trois fronts : la haute résolution plein format, la vidéo professionnelle hybride et le rapport qualité-prix. Voici où il gagne et où il perd.

Face au Canon EOS R5 Mark II

Le Canon EOS R5 Mark II (4 299 USD, 45 MP, capteur empilé) est le concurrent le plus direct. Il propose 1 053 points AF contre 779 pour le S1R II, une rafale électronique à 30 fps contre 40 fps, et un IBIS à 8,5 stops contre 8 stops. Le Canon gagne clairement sur l'autofocus et la fiabilité du suivi. Le S1R II répond par un prix inférieur de 1 099 USD, le ProRes natif en 12 bits et une fréquence 8K supérieure. Pour un photographe de mariage qui valorise l'AF, le Canon est plus sûr. Pour un vidéaste hybride qui veut le ProRes sans surcoût, le S1R II est plus cohérent.

Face au Nikon Z8

Le Nikon Z8 (4 000 USD, 45,7 MP, capteur empilé) propose 120 fps électronique contre 40 fps pour le S1R II. L'avantage Nikon est massif pour le sport et l'animalier. En revanche, le Z8 pèse 910 g contre 795 g pour le S1R II, et son autonomie CIPA est de 340 déclenchements, légèrement inférieure. Le Z8 n'intègre pas le ProRes natif. Pour la vidéo de création, le S1R II est plus complet. Pour la vitesse pure, le Z8 n'a pas d'équivalent dans cette gamme de prix.

Face au Sony α7R V

Le Sony α7R V (3 900 USD, 61 MP) offre une résolution supérieure de 38 % et une plage dynamique mesurée à 11,7 EV contre 11,1 EV. Mais il plafonne à 10 fps électronique, ne gère pas le ProRes natif et son IBIS est annoncé à 8 stops (identique au S1R II). Pour un photographe de studio qui tire en très grand format, le Sony est plus pertinent. Pour un profil hybride photo-vidéo, le S1R II est plus polyvalent.

Comparatif chiffré
SpecPanasonic Lumix S1R IITesté iciCanon EOS R5 Mark IINikon Z8Sony α7R V
Sortie2024202420232022
CapteurFull FrameFull FrameFull FrameFull Frame
Définition44 MP45 MP45.7 MP61 MP
ISO natif max51200512002560032000
Plage dynamique11.1 EV11.5 EV11.3 EV11.7 EV
Points AF7791053493693
Rafale élec.40 fps30 fps120 fps10 fps
IBIS8 stops8.5 stops8 stops8 stops
Vidéo max8K/120p8K/60p8K/30p8K/60p
TropicalisationOuiOuiOuiOui
Double slot SDOuiOuiOuiOui
Poids795 g746 g910 g723 g
Prix lancement3200 USD4299 USD4000 USD3900 USD

S1R II vs R5 Mark II vs Z8 vs α7R V : le S1R II gagne sur le prix et le ProRes, perd sur l'AF et la vitesse pure.

Optiques compatibles et écosystème L-Mount

Le choix de la monture conditionne l'investissement à long terme. La L-Mount Alliance offre des options sérieuses, mais l'écosystème reste plus étroit que RF ou Z.

La monture L-Mount est partagée entre Panasonic, Leica et Sigma. Cela ouvre l'accès aux optiques Sigma Art en monture L, reconnues pour leur rapport qualité-prix, et aux optiques Leica SL, reconnues pour leur qualité optique mais à des tarifs élevés. Panasonic propose sa propre gamme S-Pro et S, avec des focales couvrant les usages courants du portrait au télézoom.

Le catalogue L-Mount compte aujourd'hui plusieurs dizaines de références natives, ce qui couvre les besoins des photographes de portrait, de mariage et de paysage. En revanche, pour les usages spécialisés (super-téléobjectifs sportifs, optiques macro haute résolution), le catalogue RF Canon ou Z Nikon est plus fourni. Ce point est à intégrer dans la décision d'achat si vous venez d'un autre système : le coût de la migration optique peut dépasser celui du boîtier.

Prix et rapport qualité-prix

À 3 200 USD au lancement, le S1R II est le moins cher des boîtiers plein format 44 MP avec 8K ProRes. Ce positionnement mérite une analyse précise.

Le prix de lancement de 3 200 USD place le S1R II 1 099 USD en dessous du Canon EOS R5 Mark II et 800 USD en dessous du Nikon Z8. Pour un profil hybride photo-vidéo, cet écart est significatif : il représente le budget d'un objectif Sigma Art de qualité. Le rapport qualité-prix est objectivement favorable si vous valorisez la vidéo ProRes et la résolution 44 MP.

Sur le marché de l'occasion, le S1R original (2019, 47,3 MP, sans détection de phase) se négocie autour de 1 500 à 1 800 EUR en bon état. Si votre usage est exclusivement photographique et que l'autofocus à contraste de phase n'est pas prioritaire (studio, paysage statique), le S1R original reste une alternative crédible à moins de la moitié du prix du S1R II. Mais pour la vidéo et la rafale, le S1R II n'a pas d'équivalent dans la gamme Panasonic.

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Verdict

Le Panasonic Lumix S1R II est un boîtier hybride professionnel complet, avec des forces claires et des compromis identifiés. Voici la conclusion sans ambiguïté.

Le S1R II est le meilleur choix du marché pour un photographe-vidéaste hybride qui veut 44 MP, la 8K ProRes 12 bits, 40 fps et un IBIS à 8 stops dans un seul boîtier tropicalisé à 3 200 USD. Cette combinaison n'existe pas chez Canon ni chez Sony à ce prix. L'autofocus à 779 points est suffisant pour le portrait, le mariage et la vidéo. Il est insuffisant pour le sport professionnel et l'animalier à haute vitesse : sur ces usages, le Canon EOS R5 Mark II ou le Nikon Z8 restent plus fiables.

L'autonomie de 350 déclenchements CIPA est le seul deal-breaker opérationnel : deux batteries supplémentaires sont indispensables pour toute session longue. Le poids de 795 g nu est à anticiper si vous voyagez léger. L'écosystème L-Mount est complet pour les usages portrait et mariage, mais plus limité pour les spécialisations sportives ou macro.

  • Achetez le S1R II si vous faites du portrait, du mariage ou de la vidéo de création hybride
  • Choisissez le Canon EOS R5 Mark II si l'autofocus et la fiabilité de suivi sont prioritaires
  • Choisissez le Nikon Z8 si vous avez besoin de 120 fps électronique pour le sport ou l'animalier
  • Choisissez le Sony α7R V si vous tirez en très grand format et que 61 MP justifient le surcoût

Questions fréquentes

Le Panasonic Lumix S1R II est-il adapté à la photographie de sport ?

Non, pas en usage professionnel exigeant. L'autofocus à 779 points et la détection de phase du S1R II sont fiables pour le portrait et le mariage, mais le suivi sur des sujets imprévisibles à haute vitesse est moins robuste que le Canon EOS R5 Mark II (1 053 points AF, capteur empilé) ou le Nikon Z8 (120 fps électronique, capteur empilé). La rafale à 40 fps est une bonne cadence, mais le rolling shutter inhérent au capteur BSI non empilé peut poser problème sur les sujets très rapides. Pour le sport amateur ou le reportage dynamique, le S1R II est acceptable. Pour le sport professionnel, choisissez le Z8 ou le R5 Mark II.

Quelle est la différence entre le Lumix S1R II et le Lumix S1 II ?

Les deux boîtiers partagent la même monture L-Mount, le même poids de 795 g et le même prix de lancement de 3 200 USD. Le S1R II monte à 44 MP contre 24,2 MP pour le S1 II, et propose la rafale électronique à 40 fps contre 30 fps. Le S1 II affiche une plage dynamique légèrement supérieure (11,8 EV contre 11,1 EV) et une sensibilité native identique (51 200 ISO). Le choix se résume à la priorité accordée à la résolution : si vous tirez en grand format ou recadrez souvent, le S1R II est le bon choix. Si vous privilégiez la sensibilité et la vitesse, le S1 II est plus cohérent.

Le Lumix S1R II peut-il remplacer une caméra vidéo professionnelle ?

Pour de nombreux usages de production hybride, oui. Le S1R II enregistre en 8K ProRes 12 bits sans limite de durée, avec une sortie Full HDMI et un Log disponible. Ces caractéristiques couvrent les besoins du documentaire, du clip musical, du mariage cinématique et du contenu de marque. Il ne remplace pas une caméra de cinéma dédiée (pas de cage intégrée, pas de refroidissement actif, pas de grande autonomie), mais à 3 200 USD, il est plus complet en vidéo que le Canon EOS R5 Mark II (4 299 USD) et le Nikon Z8 (4 000 USD) sur le critère codec-profondeur-résolution.

Quelle carte mémoire faut-il utiliser avec le Lumix S1R II ?

Pour l'enregistrement 8K ProRes à haut débit, une carte CFexpress Type B est indispensable dans le slot principal. Les cartes Angelbird AV Pro CFexpress Type B ou ProGrade Digital Gold Series sont compatibles et offrent des débits d'écriture suffisants. Le second slot accepte les cartes SD UHS-II pour la sauvegarde en parallèle ou pour les fichiers JPEG et vidéo en résolution réduite. Évitez les cartes SD UHS-I dans le second slot pour les enregistrements vidéo haute résolution : le débit serait insuffisant.

L'autofocus du Lumix S1R II fonctionne-t-il bien en vidéo ?

Oui, mieux qu'en photo de sport. En vidéo, les sujets se déplacent généralement moins vite et la mise au point continue a le temps de s'ajuster. La détection œil humain maintient le focus sur le visage du sujet principal de manière fiable en portrait vidéo et en interview. La transition de mise au point est douce et progressive, ce qui est adapté à la vidéo narrative. Pour le suivi de sujets en mouvement rapide en vidéo (sport, animalier), les limites évoquées en photo s'appliquent également.

Le Lumix S1R II vaut-il son prix face au Sony α7R V ?

Cela dépend de votre usage principal. Le Sony α7R V (3 900 USD) propose 61 MP contre 44 MP et une plage dynamique mesurée à 11,7 EV contre 11,1 EV. Mais il plafonne à 10 fps électronique, ne gère pas le ProRes natif et coûte 700 USD de plus. Si vous êtes photographe de studio ou de paysage haute résolution sans besoin de vidéo ProRes ni de rafale rapide, le Sony est plus pertinent. Si vous faites de la vidéo hybride ou du mariage avec rafale, le S1R II est plus cohérent à son prix.

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