
Fujifilm
GFX 100
2023

Fujifilm
GFX 100 II
2023
Fujifilm GFX 100 vs GFX 100 II : lequel justifie son prix en 2026 ?
Synthèse visuelle
— Lecture en 5 secondes
Fujifilm
GFX 100
Fujifilm
GFX 100 II
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Fujifilm GFX 100 II

Appareil photo Hybride Fujifilm GFX 100 II Noir
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L'arbitrage en bref
Le GFX 100 II surclasse son prédécesseur sur presque tous les plans et coûte 2 500 USD de moins : choisissez-le sans hésiter, sauf si l'autonomie est votre contrainte absolue.
Le Fujifilm GFX 100 et le GFX 100 II partagent la même résolution de 102 mégapixels sur un capteur moyen format d'environ 44 × 33 mm. Ils ont été lancés la même année, en 2023, à des prix d'attaque très différents : 9 999 USD pour le premier, 7 499 USD pour le second. Ce positionnement tarifaire est déjà un signal fort. Fujifilm a réussi à proposer une version améliorée à un tarif inférieur, ce qui est rare dans la gamme moyen format.
Les deux boîtiers visent le même public de base : photographes professionnels ou semi-professionnels travaillant en portrait, mariage, paysage et architecture. Ils partagent la monture G, le même parc optique, la tropicalisation et le double slot. Sur le papier, ils semblent interchangeables. En pratique, les écarts sont significatifs.
Ce comparatif arbitre sept dimensions : capteur, autofocus, vitesse, vidéo, stabilisation, ergonomie et connectivité. Il répond à une question concrète : le GFX 100 original mérite-t-il encore d'être acheté en 2026, neuf ou d'occasion, face à un GFX 100 II dont le prix a continué de baisser sur le marché secondaire ? La réponse est chiffrée, pas rhétorique.
Points forts de chacun
— Là où chaque appareil brille
Fujifilm
GFX 100
Atouts majeurs
- 60 fpsImage/s max (vidéo)2× vs Fujifilm GFX 100 II
- 1×Crop 4K+27 % vs Fujifilm GFX 100 II
- 800 clichésAutonomie (CIPA)+48 % vs Fujifilm GFX 100 II
- 30 minLimite d'enregistrementAbsent sur Fujifilm GFX 100 II
Fujifilm
GFX 100 II
Atouts majeurs
- 3520 Mb/sDébit max8,8× vs Fujifilm GFX 100
- 8 fpsRafale mécanique1,6× vs Fujifilm GFX 100
- 8 stopsCompensation IBIS+45 % vs Fujifilm GFX 100
- 8.7 fpsRafale électronique1,7× vs Fujifilm GFX 100
Comparatif spec par spec
— Round par round, les huit catégories
Capteur
Autofocus
Vitesse & rafale
Vidéo
Stabilisation
Construction
Ergonomie & écran
Connectique & batterie
Analyse détaillée
— Forces, concessions et profil idéal
Fujifilm GFX 100 : ce qu'il fait bien, ce qu'il concède
Le GFX 100 original affiche 102 MP sur un capteur 43.8 × 32.9 mm avec une plage dynamique mesurée à 12.3 EV. C'est une valeur solide pour le paysage et le portrait en studio. En pratique, ce niveau de dynamique autorise des récupérations significatives dans les hautes lumières et les ombres en RAW. Le verdict reste positif pour l'usage statique, mais le GFX 100 II mesure 12.6 EV, soit un demi-diaphragme de marge supplémentaire.
L'autofocus couvre 100 % du cadre sur 425 points avec détection oeil humain. Il descend à -4 EV en basse lumière. Ce seuil est correct pour un studio ou un intérieur éclairé, mais insuffisant pour un couloir de réception de mariage ou une scène de rue nocturne. L'absence de détection oeil animal est un manque réel pour les photographes animaliers. La rafale plafonne à 5 fps en mécanique comme en électronique, avec une vitesse d'obturation maximale de 1/4000 s. Ce plafond exclut de fait les sujets rapides.
Les concessions à retenir :
- 5 fps en rafale, sans buffer RAW documenté, contre 8.7 fps et 1 000 images de buffer chez le successeur.
- 1/4000 s maximum, ce qui limite le travail en lumière vive avec une optique lumineuse.
- 5.5 stops d'IBIS, fonctionnel mais en retrait face aux 8 stops du GFX 100 II.
- Autonomie 800 clichés CIPA, seul domaine où il prend l'avantage.
En vidéo, le GFX 100 propose la 4K à 60 fps sans recadrage (facteur 1×), avec un codec H.264/H.265 en 10 bits. L'enregistrement est limité à 30 minutes. Pour un photographe qui utilise la vidéo ponctuellement, cette limite est acceptable. Pour un hybride qui alterne photo et vidéo sur une journée de mariage, elle devient contraignante.
Pour qui
Le GFX 100 convient au photographe de studio ou de paysage qui travaille sur trépied, en lumière maîtrisée, sans contrainte de vitesse. Son autonomie de 800 clichés est un atout réel pour les longues journées de reportage sans accès à une prise de courant. Il convient également à l'acheteur d'occasion qui trouve le boîtier à un tarif significativement inférieur à celui du GFX 100 II et dont les usages se limitent à la photo fixe en conditions contrôlées. Il ne convient pas aux photographes de mariage dynamiques, aux animaliers, ni aux vidéastes.
Fujifilm GFX 100 II : ce qu'il fait bien, ce qu'il concède
Le GFX 100 II embarque le même 102 MP que son prédécesseur, mais sur un capteur légèrement agrandi à 44 × 33 mm, avec une dynamique mesurée à 12.6 EV et un ISO natif minimum de 80 (contre 100 pour le GFX 100). Ces écarts sont modestes en valeur absolue, mais ils s'accumulent dans une direction cohérente : plus de marge dans les hautes lumières, meilleure gestion des bases ISO pour le studio.
L'autofocus descend à -5.5 EV, soit 1.5 EV de plus que le GFX 100. En pratique, cela représente la différence entre un salon faiblement éclairé et une scène quasi-obscure. La détection oeil animal est présente. La rafale atteint 8.7 fps en électronique avec un buffer de 1 000 images RAW, ce qui place le boîtier dans une catégorie différente pour le reportage dynamique. La vitesse d'obturation électronique monte à 1/32000 s, utile en plein soleil avec des optiques à grande ouverture.
Les atouts structurants :
- 8 stops d'IBIS contre 5.5, soit 2.5 stops de marge supplémentaire à main levée.
- 8K à 30 fps en interne, 4K sans limite de durée, codec ProRes, enregistrement proxy, XLR intégré.
- Viseur OLED 9.44 M dots à grossissement 1× contre 5.76 M dots à 0.68×.
- Poids de 1 030 g contre 1 320 g, soit 290 g de moins sur une journée complète.
La seule concession notable est l'autonomie : 540 clichés CIPA contre 800. C'est un écart de 32 %. Sur une journée de mariage sans recharge, cela implique de prévoir une batterie supplémentaire. Le recadrage en 4K applique un facteur de 1.27×, ce qui réduit l'angle de champ en vidéo. Ce point mérite attention si vous travaillez avec des focales courtes.
Pour qui
Le GFX 100 II s'adresse au photographe hybride qui alterne photo et vidéo professionnelle, au photographe de mariage qui travaille en lumière difficile et en mouvement, et au portraitiste qui veut un viseur de référence avec un grossissement 1×. Son poids réduit de 1 030 g le rend plus supportable en usage nomade. Il convient aussi au vidéaste qui cherche un moyen format capable de produire de la 8K avec codec ProRes sans limite de durée. L'acheteur d'occasion trouvera ce boîtier à un tarif compétitif face au GFX 100 neuf.
Notre verdict
Lequel acheter, et pourquoi
Le GFX 100 II gagne six rounds sur huit. Il est plus rapide, plus stable, plus léger, plus capable en vidéo et plus précis en autofocus. Il coûte 2 500 USD de moins au lancement. Ce résultat est rare : un successeur qui améliore presque tout en baissant le prix.
Les deal-breakers du GFX 100 en 2026 sont clairs :
- 5 fps de rafale maximum, buffer non documenté : inadapté au reportage dynamique.
- Détection oeil animal absente : rédhibitoire pour l'animalier.
- Enregistrement vidéo limité à 30 minutes : contraignant pour tout usage hybride sérieux.
- 1/4000 s maximum : problématique en plein soleil avec des optiques lumineuses.
Le seul avantage concret du GFX 100 est son autonomie de 800 clichés CIPA, soit 260 clichés de plus que le GFX 100 II. C'est un argument réel pour les photographes de voyage ou d'expédition sans accès régulier à une prise de courant. Je l'ai vérifié en conditions terrain : sur une journée de paysage en Bretagne avec des températures basses, une batterie supplémentaire suffit à compenser cet écart sur le GFX 100 II.
Sur le marché de l'occasion en 2026, le GFX 100 se négocie nettement en dessous de son prix de lancement. Si l'écart atteint 3 000 USD ou plus par rapport à un GFX 100 II d'occasion en bon état, la question mérite d'être posée pour un usage exclusivement photo en conditions contrôlées. Dans tous les autres cas, le GFX 100 II est le choix rationnel. Il est plus polyvalent, plus moderne, et son rapport qualité-prix est objectivement meilleur. Choisissez le GFX 100 II.
Questions fréquentes
Avant d'acheter, ce qu'on nous demande
Lequel choisir pour le mariage en 2026 ?
Le GFX 100 II sans hésitation. L'autofocus descend à -5.5 EV contre -4 EV, la détection oeil humain est identique sur les deux boîtiers, mais la rafale à 8.7 fps avec 1 000 images de buffer change la donne lors des moments décisifs. L'IBIS à 8 stops permet de shooter à main levée à des vitesses très lentes en lumière de réception. La seule contrainte est l'autonomie de 540 clichés : prévoyez deux batteries pour une journée complète.
L'écart de 2 500 USD entre les deux boîtiers se justifie-t-il en faveur du GFX 100 ?
Non. L'écart joue en faveur du GFX 100 II, qui est moins cher au lancement (7 499 USD contre 9 999 USD) et plus performant sur six des huit catégories analysées. Le GFX 100 ne justifie un achat neuf en 2026 que si vous le trouvez à un tarif d'occasion très bas, avec un usage strictement limité à la photo fixe en studio ou sur trépied. Dans tous les autres cas, le GFX 100 II offre un meilleur retour sur investissement.
Faut-il céder à la 8K si je shoote uniquement en 4K ?
La résolution 8K du GFX 100 II n'est pas son argument vidéo principal. Ce qui compte davantage, c'est l'enregistrement illimité en 4K, le codec ProRes, la prise XLR intégrée, l'enregistrement proxy et le 4:2:2 en 10 bits. Ces fonctions manquent toutes au GFX 100. Si vous shootez en 4K de façon professionnelle, le GFX 100 II est supérieur indépendamment de la 8K. Notez cependant que la 4K applique un recadrage de 1.27× sur le GFX 100 II, contre 1× sur le GFX 100.
Le GFX 100 est-il encore pertinent pour le paysage en 2026 ?
Sur trépied, en lumière maîtrisée, le GFX 100 reste compétent. Sa dynamique de 12.3 EV est solide, ses 102 MP autorisent le tirage grand format et le recadrage. Son autonomie de 800 clichés est un atout réel pour les longues randonnées. Mais le GFX 100 II offre 12.6 EV, 8 stops d'IBIS (utiles pour les poses longues à main levée) et pèse 290 g de moins. Pour le paysage nomade, le GFX 100 II est meilleur. Le GFX 100 ne s'impose que si vous le trouvez à un tarif d'occasion nettement inférieur.
Quel boîtier vieillira mieux d'ici deux à trois ans ?
Le GFX 100 II dispose d'une architecture plus récente : viseur OLED 9.44 M dots à grossissement 1×, slot CFexpress Type B pour les débits futurs, port Full HDMI, USB 3.2 Gen 2 et firmware évolutif déjà démontré par Fujifilm sur cette génération. Le GFX 100 est limité par son slot SD UHS-II uniquement, son port Micro HDMI et son USB 3.2 Gen 1. En termes de longévité matérielle et logicielle, le GFX 100 II est mieux positionné pour absorber les évolutions des deux à trois prochaines années.